lundi 3 avril 2017


                                  Namibie 5 : la côte atlantique

La Namibie est bordée géographiquement au nord par l'Angola, au sud par l'Afrique du Sud, à l'est par le Botswana, au nord-est par la Zambie et à l'ouest par l'océan Atlantique. Océan que nous avons longé sur environ 200 kilomètres, de Cape Cross (où vivent les centaines de milliers d’otaries présentées dans un précédent article) jusqu’à Walvis Bay (où nous avons vu  les flamants roses). Nous avons fait une journée de pause à Swakopmund.


Cape Cross :

                      
          
Nous arrivons à Swakopmund, petite ville coincée entre désert et océan, pour une journée de repos.


  
Swakopmund est une cité balnéaire fondée par les Allemands à la fin du 19ème siècle.
L’architecture en témoigne.




On admirera la foule des grands jours… nous sommes à la fin de l’été austral, je n’ose penser au monde qui grouillerait au mois d’août dans la moindre ville de bord de mer en France, surtout un week-end ! 



J’en profite pour préciser que la population de la Namibie est en 2016 d'un peu plus de 2,3 millions d’habitants pour une superficie d’environ 824 000 km², soit une bonne fois et demie la France ! De ce fait, la densité de la Namibie est très faible (2,81 h/km², avant-dernier rang mondial, juste devant la Mongolie qui a une densité de 1,98h/km²).

Pas beaucoup plus de monde sur les plages.
  




 Vue sur l’école.  C’est en face de cette école que nous avons vu des pintades dans le jardin public.



Le dimanche matin dans l’église catholique :
        


  
L’église évangéliste est un peu plus fréquentée.
  
                                              



La maison la plus photographiée de Swakop, nommée « maison Hohenzollern », en toute simplicité :



Swakop est une petite ville au départ de nombreuses excursions dans le désert environnant, elle accueille de nombreux touristes. Nous y trouvons un petit marché artisanal.





Entre autres souvenirs, on peut trouver et faire graver des « noix de palme » aussi nommées « ivoire végétal », très résistantes et qui peuvent servir de porte-clés.





Lors de notre promenade dans la ville, notre regard est attiré par cette publicité pour le  restaurant « Kücki’s », qui prouve que les Namibiens ne sont pas dénués d’humour.




Du coup, c’est là que nous sommes allés dîner… et c’était excellent.
En sortant du restaurant, il était juste l’heure du coucher de soleil.




Le lendemain, nous nous dirigeons vers Walvis Bay, encore une station balnéaire… déserte. Mais le bord de mer est bordé de maisons magnifiques : 







dimanche 2 avril 2017

                                               Namibie 4 : paysages (suite)

Après la visite de la réserve d’Etosha, au Nord du pays, nous sommes arrivés dans le massif du Brandberg, un peu au Sud-Ouest, vers Twyfelfontein.
C’est là que nous avons commencé à découvrir les peintures et gravures rupestres (cf l’article précédent).

En effet, on trouve, dans le site du Brandberg,  plus de 45 000 peintures rupestres réalisées par les Bochimans, réparties sur un millier d'abris rocheux. La plus célèbre d'entre elles est la fresque de la Dame blanche peinture qui a suscité quantités de spéculations (sur l'origine de cette dame blanche, la présence d'un bonnet ressemblant au bonnet phrygien, celle d'un manchot, etc.). Pour accéder à cette peinture, une marche d'une quarantaine de minutes est nécessaire, le long des lits des anciennes rivières qui serpentent à travers le massif.
Il fait chaud… ce sera la marche la plus éprouvante pour moi, bien que j’ai, au départ,  largement mouillé le chapeau et le T-shirt. Ils sécheront malheureusement très vite !

La « dame blanche » a été préservée car elle a été peinte sur la voûte de ce rocher qui la protège.


  
Je m’attendais à quelque chose de très grand mais cette « dame blanche » (au centre de la photo) ne mesure pas plus d’une cinquantaine de centimètres. Elle est entourée d’animaux et de personnages.


Le retour est plus facile car la chaleur est tombée, il y a davantage d’ombre. On voit bien ci-dessous qu’on a suivi le lit d’une ancienne rivière.


Les traces blanches qui apparaissent sur les rochers sont les fientes des damans qui réussissent à vivre là malgré les fortes chaleurs et le manque d’eau. N’imaginez pas que qu’un seul daman ait laissé toutes ces traces. Ce lieu est leurs toilettes publiques : les damans vont se soulager toujours au même endroit !!!



Sur la route qui nous conduit au camp suivant, nous voyons le Spitzkoppe (1784 m d’altitude soit 700 mètres au dessus des plaines qui l’entourent). C’est un amoncellement rocheux de pics granitiques de plus de 700 millions d’années.



Au lever du soleil, depuis notre camp, nous allons jusqu'à l’"arche du Spitzkoppe" . Elle est impressionnante surtout vue de dessous.




De là, nous partons vers « Bushman paradise ».
Une chaîne qui longe la cassure du rocher nous aide à gravir la montagne. Pour se rendre compte de la hauteur, observez notre camion-bus garé en bas.



 Cette randonnée nous permet de découvrir d’autres peintures rupestres :



L’aloe dichotoma, dit « kokerboom », c’est-à-dire arbre à carquois (leurs branches creuses et légères étaient utilisées comme carquois par les Bushmen) :




Un dernier regard sur cette colline que nous venons de gravir.



Un autre arbre majestueux :




Notre camp est installé au pied de ce rocher. Regardez bien sur l’agrandissement, le camp est en bas à droite du bloc rocheux !




Vue panoramique, le bloc rocheux précédent est au milieu :


Au coucher du soleil, on comprend le nom de Brandberg, « montagne de feu ». En effet, le granite qui le compose provient de l’intense activité volcanique  qui a eu lieu dans le Sud de l’Afrique il y a plusieurs centaines de millions d’années. Ce magma a été révélé par l’érosion.
Ce granite est composé de feldspath qui a une couleur légèrement rosée, ce qui explique que le Damaraland est célèbre pour la couleur rouge  de ses roches, particulièrement lors du lever et du coucher du soleil.