FLORENCE : la place du Duomo
Au
mois d’avril, nous avons passé une dizaine de jours en Italie. Au programme,
Florence et les Cinque Terre (près de la Spezia) sur la côte ligure. Avec un
petit passage par Pise !
On
a commencé très fort avec un avion qui ne pouvait pas atterrir à l’aéroport
Amerigo Vespucci de Florence pour cause d’orage. Renseignements pris par la
suite sur place, personne n’a entendu parler d’orage ce jour-là. Du vent tout
au plus… Quoiqu’il en soit, un avion spécial nous a emmenés à Bologne ( !)
et un bus nous a ensuite conduits à
Florence. Bilan des courses, nous sommes arrivés à Florence vers 22 ou 23
heures avec près de 3 heures de retard sur l’horaire prévu, vive les transports
modernes ! On était contents de
s’être levés aux aurores pour ça ! Mais, à cette occasion, j’ai appris que
des équipages de réserve étaient requis au cas où…
Nous
avions choisi un hôtel proche du Duomo. En
5 minutes à pied, nous étions au pied de ce superbe ensemble où nous
passerons beaucoup de temps. La cathédrale, le Campanile, le baptistère, la
coupole du Duomo et le musée. Pour vous informer au mieux, nous n’avons pas
hésité à grimper des milliers des centaines de marches (au Campanile et à la
Coupole) afin de prendre les photos que vous verrez plus loin !
Apparemment,
on n’était pas les seuls à avoir eu l’idée lumineuse de visiter Florence fin
avril. Il faut dire qu’il ne faisait pas trop chaud, que c’était la semaine de
Pâques et semaine de vacances scolaires en France. Oui, je sais, pas la peine
d’être en retraite pour partir à ce moment-là, mais les billets avaient été
achetés alors que je n’étais pas encore sûre d’être disponible ! On évitera
cette faute de goût à l’avenir. Bref, c’était blindé de monde dans tous les
endroits touristiques, on entendait parler français un peu partout. Et quand ce
n’était pas des touristes français, c’était des asiatiques (et aussi quelques
Italiens peut-être ?). Heureusement, il suffisait de s’écarter un peu des
rues à touristes, et là, on retrouvait le calme et la sérénité pour arpenter la
ville à notre gré.
Nous
avons donc, en touristes sages, commencé par faire la queue pour pénétrer dans
la Cathédrale. Cela nous a laissé le temps d’admirer la façade spectaculaire tout
en marbre, blanc, vert et rouge. A contrario, l’intérieur est immense mais
assez dépouillé ! Un très joli dallage.
Dans
la crypte, on trouve les fondations de l’ancienne cathédrale.
Une
petite visite au musée de la cathédrale s’impose. C’est là qu’on trouve toutes
les œuvres qui ornaient la cathédrale et le Campanile.
En
particulier, la Pieta de Michel-Ange.
On y trouve aussi une maquette de la Coupole construite par Filippo Brunelleschi.
Et un modèle d’une des poulies qui ont servi à hisser les tonnes de matériel pour cette construction.
Et un modèle d’une des poulies qui ont servi à hisser les tonnes de matériel pour cette construction.
La
montée au Campanile s’effectue par un petit escalier en colimaçon de quelque 414 marches.
Il
nous permet, tout au long des 82
mètres gravis, et au fil des différents paliers, d’avoir
une vue plongeante sur la ville.
Le baptistère :
Le baptistère :
La
façade latérale de la cathédrale.
Détails sur le toit de la cathédrale
La Coupole
Ouh,
c’est haut !
Vue
sur l’église San Lorenzo et le marché du même nom (avec le toit vert)
Vue
sur la place de la République :
Sur
un des paliers, on voit les cloches qui
ont été restaurées et nettoyées des graffiti.
On
voit aussi des touristes qui photographient bizarrement des trucs bizarres.
J’entends
vos questions d’ici : mais qui est donc ce touriste ? Et que prend-il
en photo ?
Il
ne m’a pas été possible de répondre à la première question, mais après de
longues investigations, je suis en mesure de répondre à la deuxième.
Voilà ce qu'il a pris, les étages inférieurs vus à travers la grille !

Voilà ce qu'il a pris, les étages inférieurs vus à travers la grille !

Après
cette visite, un petit tour au baptistère.
On
admire le plafond remarquablement décoré.
Il
ne nous restait plus qu’à monter à la Coupole. Les conditions d’accès ne sont
pas des plus claires.
Il
faut un billet, certes, mais il faut aussi avoir réservé un créneau horaire de
visite, ce que ne savaient pas de nombreux étrangers devant nous dans la file…
on a gagné des places quand ils ont dû s’acquitter de cette formalité.
L’attente
nous permet d’admirer les alentours.
La
porte d’accès à la Coupole et sa mosaïque.
Ils
sont partout !
L’attente
se fait sans impatience
Sur
un des paliers, nous admirons ces statues qui ont, comme les cloches du
Campanile, été nettoyées de leurs graffiti.
L’ascension
nous permet de voir de plus près la décoration intérieure de la Coupole. Alors,
pour les ceux qui se posent des questions, je précise tout de suite que ce
n’est pas Michel-Ange qui en est l’auteur, il était mort quelques années plus
tôt, en 1564. Le projet de peinture est lancé en 1568, mais ce n’est qu’en 1571
que Vasari commence les études préparatoires sur le thème du Jugement Dernier.
Il meurt 3 ans plus tard laissant le décor inachevé. C’est Zuccaro qui terminera
cette œuvre de 4000 m²
en 1579.
L’ascension
se poursuit, comme dans le Campanile, par un escalier étroit aux marches
hautes.
463
marches pour 92 mètres .
On
débouche enfin à l’air libre. Et, ici aussi, on a Florence à nos
pieds. Au premier plan, le Campanile.
Détails
sur le toit de la Cathédrale.
Il
est de très mauvais goût de se faire photographier, je sais, mais des Coréens
que l’on avait photographiés nous ont proposé de nous rendre la pareille, on
n’allait pas les contrarier pour si peu, on a donc fait comme tout le
monde !
Il
est temps de redescendre et de céder la place. L’ouverture est étroite, faut
viser !
Je
m’interroge sur la signification de ce panneau.
Je vous traduis le texte :
"N'écrivez pas sur les murs. Depuis des siècles, nous préservons des chefs-d'oeuvre. Le graffiti sera supprimé, mais si vous nous envoyez votre message, nous le garderons pour toujours comme une oeuvre d'art".
A votre avis, c'est de l'humour ?

