samedi 1 juillet 2017

Florence : place du Duomo

                                               FLORENCE : la place du Duomo

Au mois d’avril, nous avons passé une dizaine de jours en Italie. Au programme, Florence et les Cinque Terre (près de la Spezia) sur la côte ligure. Avec un petit passage par Pise !

                                         
                             

On a commencé très fort avec un avion qui ne pouvait pas atterrir à l’aéroport Amerigo Vespucci de Florence pour cause d’orage. Renseignements pris par la suite sur place, personne n’a entendu parler d’orage ce jour-là. Du vent tout au plus… Quoiqu’il en soit, un avion spécial nous a emmenés à Bologne ( !) et un  bus nous a ensuite conduits à Florence. Bilan des courses, nous sommes arrivés à Florence vers 22 ou 23 heures avec près de 3 heures de retard sur l’horaire prévu, vive les transports modernes !  On était contents de s’être levés aux aurores pour ça ! Mais, à cette occasion, j’ai appris que des équipages de réserve étaient requis au cas où…

Nous avions choisi un hôtel proche du Duomo. En  5 minutes à pied, nous étions au pied de ce superbe ensemble où nous passerons beaucoup de temps. La cathédrale, le Campanile, le baptistère, la coupole du Duomo et le musée. Pour vous informer au mieux, nous n’avons pas hésité à grimper des milliers des centaines de marches (au Campanile et à la Coupole) afin de prendre les photos que vous verrez plus loin !

                             

Apparemment, on n’était pas les seuls à avoir eu l’idée lumineuse de visiter Florence fin avril. Il faut dire qu’il ne faisait pas trop chaud, que c’était la semaine de Pâques et semaine de vacances scolaires en France. Oui, je sais, pas la peine d’être en retraite pour partir à ce moment-là, mais les billets avaient été achetés alors que je n’étais pas encore sûre d’être disponible ! On évitera cette faute de goût à l’avenir. Bref, c’était blindé de monde dans tous les endroits touristiques, on entendait parler français un peu partout. Et quand ce n’était pas des touristes français, c’était des asiatiques (et aussi quelques Italiens peut-être ?). Heureusement, il suffisait de s’écarter un peu des rues à touristes, et là, on retrouvait le calme et la sérénité pour arpenter la ville à notre gré.

Nous avons donc, en touristes sages, commencé par faire la queue pour pénétrer dans la Cathédrale. Cela nous a laissé le temps d’admirer la façade spectaculaire tout en marbre, blanc, vert et rouge. A contrario, l’intérieur est immense mais assez dépouillé ! Un très joli dallage.

                     


 


Dans la crypte, on trouve les fondations de l’ancienne cathédrale.

                       



 

Une petite visite au musée de la cathédrale s’impose. C’est là qu’on trouve toutes les œuvres qui ornaient la cathédrale et le Campanile.
En particulier, la Pieta de Michel-Ange.




                                        

                                 
On y trouve aussi une maquette de la Coupole construite par Filippo Brunelleschi. 
Et un modèle d’une des poulies qui ont servi à hisser les tonnes de matériel pour cette construction.                        



On y voit aussi des modèles pour la façade du Duomo, imaginés par différents architectes fin 16ème.











  

La montée au Campanile s’effectue par un petit escalier en colimaçon de quelque 414 marches.

 

Il nous permet, tout au long des 82 mètres gravis, et au fil des différents paliers, d’avoir une vue plongeante sur la ville.
Le baptistère :



La façade latérale de la cathédrale.





Détails sur le toit de la cathédrale


 

                                                                                  
                                    
 La Coupole
                               

Ouh, c’est haut !
                                   

Vue sur l’église San Lorenzo et le marché du même nom (avec le toit vert)


Vue sur la place de la République : 


Sur un des paliers, on  voit les cloches qui ont été restaurées et nettoyées des graffiti.

            





On voit aussi des touristes qui photographient bizarrement des trucs bizarres.

 

J’entends vos questions d’ici : mais qui est donc ce touriste ? Et que prend-il en photo ?
Il ne m’a pas été possible de répondre à la première question, mais après de longues investigations, je suis en mesure de répondre à la deuxième. 
Voilà ce qu'il a pris, les étages inférieurs vus à travers la grille !

                  

Après cette visite, un petit tour au baptistère. 



           

On admire le plafond remarquablement décoré.


Il ne nous restait plus qu’à monter à la Coupole. Les conditions d’accès ne sont pas des plus claires.
Il faut un billet, certes, mais il faut aussi avoir réservé un créneau horaire de visite, ce que ne savaient pas de nombreux étrangers devant nous dans la file… on a gagné des places quand ils ont dû s’acquitter de cette formalité.



L’attente nous permet d’admirer les alentours.
La porte d’accès à la Coupole et sa mosaïque.


 

Ils sont partout !


L’attente se fait sans impatience
                                                                  

Sur un des paliers, nous admirons ces statues qui ont, comme les cloches du Campanile, été nettoyées de leurs graffiti.


L’ascension nous permet de voir de plus près la décoration intérieure de la Coupole. Alors, pour les ceux qui se posent des questions, je précise tout de suite que ce n’est pas Michel-Ange qui en est l’auteur, il était mort quelques années plus tôt, en 1564. Le projet de peinture est lancé en 1568, mais ce n’est qu’en 1571 que Vasari commence les études préparatoires sur le thème du Jugement Dernier. Il meurt 3 ans plus tard laissant le décor inachevé. C’est Zuccaro qui terminera cette œuvre de 4000 m² en 1579.

Je vous laisse juge.



L’ascension se poursuit, comme dans le Campanile, par un escalier étroit aux marches hautes.
463 marches pour 92 mètres.

 

On débouche enfin à l’air libre. Et, ici aussi, on a Florence à nos pieds. Au premier plan, le Campanile.


Détails sur le toit de la Cathédrale.

  



Il est de très mauvais goût de se faire photographier, je sais, mais des Coréens que l’on avait photographiés nous ont proposé de nous rendre la pareille, on n’allait pas les contrarier pour si peu, on a donc fait comme tout le monde !



Il est temps de redescendre et de céder la place. L’ouverture est étroite, faut viser !

 

Je m’interroge sur la signification de ce panneau. 


Je vous traduis le texte : 
"N'écrivez pas sur les murs. Depuis des siècles, nous préservons des chefs-d'oeuvre. Le graffiti sera supprimé, mais si vous nous envoyez votre message, nous le garderons pour toujours comme une oeuvre d'art". 

A votre avis, c'est de l'humour ?