mardi 29 septembre 2015

Nanjing, le lac

Quand j’ai commencé à me renseigner sur Nanjing, la première caractéristique géographique que j’ai relevée a été la présence d’un lac, qui plus est, tout proche du lycée. Xuanwu lake.

Plan du lac
Quelques explications pour les anglicistes
Nous y sommes allés dès les premiers jours mais nous n’avions pas pris le chemin le plus court. Hier, par la route la plus directe, c’est pas dur, en sortant du lycée à gauche, c’est tout droit !, nous y sommes retournés, vous savez la promenade dominicale des petits vieux !!! Et des gamins aussi, en rollers ou à bicyclette. Et des jeunes mamans attendries par leur unique bébé. Et des joggers. Bref, c’est le parc de Sceaux ! En plus grand et avec un lac. On peut en faire le tour, environ 10 km. On peut aussi couper par les petites îles dispersées à l’intérieur.
On y trouve toute sorte de gens, des vieux qui écoutent de la musique, ou qui font du taï-chi (orthographe ?), des jeunes qui écoutent de la musique, ou qui s’bécotent sur les bancs publics (Non, on n’a vu personne se bécoter). 



Des jeunes filles très maquillées qui se font prendre en photo.



Des zozos qui se font photographier sur les genoux du Bouddha de service (des zozotes aussi).




A noter qu’il fait très beau, voire chaud, en cette fin septembre, (habillée comme en été). Ils annoncent entre 21 et 28° au plus chaud. Température très agréable.

A l’entrée du parc qui entoure le lac, quelques éventaires : ils vendent des brochettes de viande, des boissons, des bibelots de pacotille, quelques jouets pour les nombreux enfants qu’on voit là.




La passerelle qui permet d’accéder aux différentes îles, les chemins qui font le tour : 




Une petite pagode qui rappelle que nous sommes bien en Asie.




Tout à l’heure, c’était la femme qui photographiait son mari, là, c’est le contraire. Dans les deux cas, on utilise le téléphone !
Si je me souviens bien des explications données sur le chemin, l’une des îles s’appelle l’île des cerisiers, car elle est couverte de … cerisiers, oui, gagné. Une autre s’appelle l’île des lotus car il y pousse des … ? Lotus, encore gagné ! En même temps, c’est pas dur à deviner, on fait pas le kéké, là-bas, très à gauche sur la carte ! Et puis, des lotus, c’est pas une denrée rare ici, il y en a partout sur ce lac.




Vue de la ville depuis une des berges.




La nuit commençait à tomber, vers 18 heures, lorsque nous sommes rentrés, la preuve en image.
Qui a remarqué le kayakiste dans le coucher de soleil ?

Au retour, passage  par le petit superstore en face du lycée, la honte, faire ses courses le dimanche ! Ben quoi,  on n’avait plus de pain !!!

lundi 28 septembre 2015

Le lycée des langues étrangères de NANJING

Quelques mots sur le lycée et quelques images.
Ce sera rapide : comme je n’ai pas accès à internet, je ne peux pas vous servir le couplet wikipédia !!!


Vues de la façade prises de l’intérieur (photo de gauche) et de l’extérieur (photo de  droite, on voit le poste de police et la barrière tout à droite).




Juste des impressions : ce lycée est très grand pour un œil occidental, au moins 2500 élèves, triés sur le volet, et qui, d’après ce que j’ai entendu dire, sont recrutés sur dossier et/ou sur concours.
Comme on a pu le voir sur une photo précédente, tous les élèves portent un jogging identique, blanc à bandes colorées. Les filles portent un t-shirt rayé aux couleurs assorties et les garçons, un t-shirt orange. Ils portent cette tenue pour tous les cours, EPS, math, …
A l’intérieur du campus, un grand gymnase sur 3 étages, quelques  terrains de basket et autres jeux,  et un stade  d’athlétisme. Ce dernier sert pour le cours de sport bien sûr mais aussi lors des (courtes) récréations et également pour les rassemblements. « Rassemblements ? » dites-vous, mais quels rassemblements ? Je vais vous raconter ça, mais tout d’abord quelques photos :

Le gymnase

Le stade (gymnase tout à droite)
Les rassemblements, disais-je, hé bien voilà :
Lundi matin, sur le coup de 7 heures et demie, nous sommes réveillés en fanfare (c’est le cas de le dire) par une musique très martiale, ma foi. Nous nous précipitons à la fenêtre (notre chambre donne sur le stade). Tout d’abord, nous voyons ça :


Une petite délégation s’approche, les officiels attendent devant le gymnase (désolée, c’est pris de très loin et il y a quelques arbres devant).
Nous avons assisté à la montée des couleurs. (pas de photo, c’est tout à gauche, il fallait se pencher par la fenêtre).

Pendant ce temps, de nombreux élèves semblent peu concernés par le propos…


…mais comme je me trompe !!!

Car, moins de 10 minutes après, tous écoutent avec dévotion les discours qui se succèdent.


Les élèves sont arrivés peu à peu, menés par un chef de groupe et ont pris place rapidement sur le stade.
Les discours se sont succédé pendant pas loin d’une demi-heure. Les élèves ont alors quitté le stade pour se rendre en cours.

Nous avons revu de tels rassemblements durant la semaine : les élèves font en musique des mouvements de gymnastique très rythmés. Mais ils sont alors un peu moins nombreux.

Les repas à la cantine du Lycée des langues étrangères de NANJING

Parmi les nombreux avantages que me procure ma nouvelle vie à Nanjing figure celui de déjeuner à la cantine, ou plutôt, au  restaurant scolaire.
Comme l’école m’octroie généreusement et mensuellement une prime de repas, pour mémoire 500 yuans (Je rappelle à ceux du fond de la classe qui ne suivent pas, que le yuan, au taux où on l’a acheté vaut environ 1 de nos chers et ex-francs nouveaux, oui, je sais, c’est un peu compliqué).
Je résume 1 yuan = 1 FF. Ah, bah, oui, va falloir vous y recoller, ou reconvertir en euros si ça vous amuse),  j’ai donc décidé par simplicité et par économie de déjeuner à la cantine.
Par simplicité puisque c’est plus facile de porter un plateau rempli que d’éplucher des petits légumes, faire rissoler de la viande, faire des fonds de sauce, bref, faire de la cuisine.
Par économie puisque les repas coûtent la modique somme de 6 ou 7 yuans.

Et c’est ça les plateaux :



Il y a donc une base commune, deux plats de  légumes, aujourd’hui des bettes et du tofu avec des champignons, et, en plus de la viande, du poulet pour moi, avec d’autres champignons, et une viande indéterminée mais jugée très bonne par Laurent avec des petits légumes rissolés. Bien entendu, tout cela accompagné d’une grosse part de riz (il n’y en a plus que la moitié, car j’avais oublié de prendre la photo en début de repas). On peut aussi prendre un ou deux petits bols de soupe.
Inutile de dire qu’il y en a beaucoup trop par repas !

Tout ceci se mange dans une immense salle à manger :



Ici, c’est la salle plutôt réservée aux profs. Il y a cependant des élèves, peut-être parmi les plus âgés. On voit le reste de la grande salle au-delà des vitres



Pour obtenir son plateau, on fait la queue derrière les guichets au fond, il faut imaginer une foule d’élèves sur une bonne vingtaine de files. On paie avec une carte approvisionnée avec des sous avant. Nous on a mis 100 yuans. 
 Dès le repas terminé, les élèves (et les profs aussi d’ailleurs) ne traînent pas à table et vont jeter les restes, les baguettes, les petits bols, les plateaux dans de grandes poubelles.


On observera que les élèves portent tous un semblant d’uniforme : un jogging bleu marine avec une veste à bandes orange et bleu. Les filles ont dessous un t-shirt rayé dans les mêmes teintes et les garçons un t-shirt orange.

Voyage et arrivée

Le voyage s’est déroulé sans problème particulier si ce n’est qu’à Pékin, on a bien cru ne pas trouver notre correspondance car, dans l’aéroport, on nous fait tourner, virer, retourner sur nos pas ; tout cela après avoir pris un joli petit train, c’est vrai, l’aéroport est tout petit, hein ?

Arrivée à Nankin, passage très rapide à la douane, on avait fait le plus gros à Pékin et  assez vite.

Première surprise, et ce fut une bonne surprise,  nos 4 valises sont arrivées parmi les premières. Pas de bagages perdus, pas de valises éventrées !

On sort du hall de réception, les voyageurs sont attendus pour certains par des panneaux demandant M Trucmuche ou Mme Lachose. Rien pour nous.
On nous avait promis de venir nous chercher pourtant.
Et soudain, un petit jeune homme s’approche de moi ; « Madame Corbau ? ». Premier contact avec « Alexandre » MAO, le professeur de français. J’ai oublié son prénom chinois. Et le suivant de près, Vicky, avec qui je corresponds maintenant depuis plusieurs mois. Ils sont tous les deux très jeunes : lui a 27 ans, l’air d’en avoir 20 à peine et elle semble tout aussi jeune, je ne sais pas quel âge elle a en réalité.
Ils sont venus avec the school driver dans une belle et grande voiture toute neuve dans laquelle nous trouvons tous place ainsi que nos grosses valises et sacs à dos, ordis, appareils photo,…

Environ 30 à 40 minutes de trajet pour arriver à l’école où on nous conduit dans un bâtiment, tout au fond du campus, dans une chambre avec deux lits et salle de bain. Nous sommes au 4ème étage, avec ascenseur, la cuisine est à l’étage. Nous découvrirons qu’elle ne comporte qu’un frigo. La plaque de cuisson appartient à notre voisine, la vaisselle qui traîne aussi, elle occupe également la majeure partie du frigo, nous pousserons un peu ses affaires dès le soir.
Après avoir vainement tenté de nous connecter sur internet avec les codes provisoires fournis, nous nous retrouvons seuls et livrés à nous-mêmes : rendez-vous pris pour le lundi suivant (nous sommes vendredi) à 8h30 dans le bureau de Vicky.

Nous sommes en Chine.
Alors que nous aurions sans doute hésité à « abandonner » nos hôtes étrangers, dans une ville dont ils ne connaissent ni la langue, ni l’écriture, ni la géographie, eux ne se sont pas posés de questions ; « à lundi ! ». Bon.
Il va falloir trouver où manger, le soir, le lendemain matin. Que faire durant le week-end ? Gérer la fatigue du voyage, le décalage horaire. Se repérer sans carte ni plan.

Ce que nous avons fait, plus ou moins. Trouvé un restaurant, pas trop loin. Impeccable, ils ne parlent pas un traître mot d’anglais, on a choisi les plats sur photo. On n’est pas tombé trop mal.
On a aussi dégotté un petit supermarché où on a acheté, du lait, des yaourts, du miel (pas de confiture !), des céréales (basiques), du pain (de mie), de l’eau, du café en poudre qui se révèlera être du chocolat (Nescafé pourtant !), deux petites cuillères, deux bols, …

J’avais emporté, heureuse idée, 2 fourchettes et 2 couteaux que nous allons garder le plus précieusement possible parce que, jusqu’à présent, nous n’en avons vus nulle part.


Première nuit, premier petit déjeuner, nous avons trouvé dans la chambre une bouilloire très sale à l’extérieur, je l’ai frottée du mieux possible, elle fonctionne, et deux cuvettes poussiéreuses qui, une fois nettoyées,  s’avèreront neuves ! On a donc pris notre petit café (= chocolat) bien chaud avec du pain au miel, le tout dans nos deux bols tout neufs.


On s’est recouché un peu, puis on est sorti et, chance, notre voisine, (elle a pris le prénom de Miranda) prof d’anglais nous a-t-elle dit (et qui parle un peu français en plus) nous a vus, hélés et convoyés un peu dans le quartier.

En particulier, dans un petit marché aux légumes et aux fruits qui est très coloré et qui est bien fourni. 



Par contre, il est un peu difficile de connaître les prix, mais on essaie ;
bananes : 4 ou 5 pour 4  yuans environ (comptez le yuan à 15 centimes d’euros, soit un ex-franc)
pommes : très bonnes, environ 600 gr pour 3 yuans et demi

On testera les légumes quand on aura de quoi les cuire.
Dans ce marché, on vend aussi des œufs,  de la viande, du poisson et un peu de vaisselle, on y reviendra.

Vendeurs de petits pains

Tout à fait à l’aise
Miranda nous a indiqué comment nous rendre au lac tout proche. On est partis gaillardement tous les deux, en prenant quelques repères quand même, enfin, moi, je les ai perdus très vite et je me suis contentée de faire confiance à mon homme (j’ai eu raison, il a retrouvé le lycée je ne sais comment mais sans détours).

Premier arrêt au p’tit bal du coin, comme à ChengDu. Mais les danseurs sont sensiblement plus jeunes et surtout plus talentueux. 


Comme un peu partout en Chine, des joueurs de cartes ou d’échecs chinois, et ça crie et ça rigole.

Puis découverte du lac sans trop d’erreurs de parcours, mais il commence à se faire tard, il est temps de rentrer.

Les premiers jours à l'aéroport

Les premiers jours…à l’aéroport.

Arrivés à l’aéroport avec beaucoup d’avance, nous nous sommes armés de patience pour attendre l’enregistrement qui avait lieu vers 17 heures. Sauf que la fin de l’attente s’est faite debout car la plupart des Chinois présents se sont précipités une heure avant. 
                      
 

C’est quand même, je crois, la première fois que je voyage aussi encombrée : deux valises pleines à craquer (mais elles n’ont pas craqué) plus un gros sac à dos qui contient l’ordi, la tablette, l’appareil photo… et pour Laurent c’est la même chose car je lui ai refilé un nombre conséquent de bouquins (une petite quarantaine en tout,  il en est resté autant à la maison : avis aux amateurs, ceux qui viendront nous voir seront priés de nous en apporter un peu… ah, ça calme hein ?).

Je profite de la file d’attente pour tester MA phrase en chinois.

 

Bilan assez peu concluant, mais je crois qu’il y a mis de la mauvaise volonté…
  

Jeanne est venue nous rejoindre.





Ça, c’est quand on pensait encore que tout se passerait comme on l’avait imaginé…


A la suite de quoi, nous avons passé assez facilement  les formalités de douane et nous avons attendu notre avion, qui, comme on le voit, était à l’heure !

samedi 12 septembre 2015

C'est (presque) parti !

Quelques nouvelles :
1) visas : OK
2) ordre de mission : OK
3) billets d'avion : OK
4) billets de train : pas encore, mais ça ne saurait tarder !

Résultats des courses, on décolle de Roissy  à 20 h 20 le jeudi 17 septembre. On arrive à Nankin vers 16 h 15 le lendemain.

Et après, c'est le début de l'inconnu.