Et encore un monastère, allez-vous dire ! Certes, c'est probablement aussi ce que nous avons pensé lors du voyage... à tel point que Laurent a préféré rester à Erevan. Il a galopé toute la journée ce qui donnera "quelques" photos dans un prochain article.
Pour moi, j'ai suivi le programme prévu pour cette journée et, pour finir, ne l'ai pas regretté. Car, en plus des orgues basaltiques admirés le matin, la visite au monastère m'a permis de vivre un joli moment.
Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par des éventaires de friandises bien appétissantes.
Pains qui ressemblent à des brioches, saucisses de noix, lavash de fruits et fruits confits.
Le tout servi par des braves femmes qui n'hésiteront cependant pas à râler sec quand elles constateront que tous nos achats se font, sur le "conseil" de notre guide, auprès de la même marchande.
Comme on peut le constater sur cette photo (un peu pompée sur internet... 😕), le monastère est adossé à une falaise.
L'église principale qui date du XIIIème siècle donne dans une vaste cour.
Je ne vais pas trop détailler les lieux : on comprendra un peu plus loin que je ne les ai pas visités avec une grande attention. On retrouve bien entendu les détails habituels.
Certains bâtiments sont même troglodytes.
Et une partie du monastère est souterraine.
C'est là qu'on trouvera par exemple la source miraculeuse dans une pièce entièrement noire : j'ai pris ma photo totalement en aveugle, au flash !
À peine plus éclairé, cet autel où ce jeune père de famille incite ses enfants à brûler quelques cierges.
Mais qu'est-ce qui m'a donc détourné de mon devoir de bonne touriste ?
Peut-être l'arrivée de quelques gentes demoiselles, manifestement pas vêtues pour une simple visite du monastère ?
Ou cette voiture, entrevue sur la photo précédente ?
D'où va sortir une jolie mariée... Jolie ? Difficile à voir derrière le bouquet.
La voilà !
Les voilà !
Avec le Papa ?
Et à nouveau seule.
J'ai tout de même, en touriste sérieuse, commencé la visite du monastère. J'ai fait les quelques photos qu'on voit au début de mon article.
Mais en entrant dans l'église principale, j'ai retrouvé les mariés en pleine cérémonie. Du coup, je me suis "invitée" et je suis restée là jusqu'au bout !
Je n'ai pas compris grand-chose à ce qui s'est déroulé, hormis ce que m'a plus ou moins expliqué notre guide venue voir où j'étais, et qui a profité de ce moment de répit pour... piquer un petit roupillon, assise sur un muret dans le fond.
Lorsqu'il est apparu que c'était terminé, les mariés se sont retournés vers l'assistance. Et les invités ont défilé devant eux pour, je suppose, les féliciter.
Et, là, je me suis prise par la main et suis allée moi aussi, avec mon pantacourt délavé, mon tee-shirt hors d'âge, ma banane en bandoulière, enfin très classe comme d'hab', faire la bise aux mariés et à la demoiselle d'honneur (ou témoin) (la jeune fille à la bretelle vagabonde qu'on voit sur les photos précédentes).
Passé un court moment de surprise (de leur part), ils ont paru ravis d'être félicités en français et j'ai eu droit à de grands sourires.
En terminant la visite avec la guide qui tenait tout de même beaucoup à me montrer ce joyau de l'architecture arménienne, j'ai retrouvé les mariés vus du haut depuis une lucarne percée dans la roche.
Ce monastère semble être très demandé pour les mariages huppés, car, en repartant, j'ai aperçu par une porte latérale, un autre mariage qui commençait !































