lundi 15 avril 2019

26 juillet : monument de l'alphabet


En arrivant en Arménie, j'avais eu la surprise de constater que les Arméniens utilisent un alphabet qui leur est propre (et qui a été conçu en 405 par un moine érudit, Mesrop Machtots, pour permettre au peuple arménien de lire la Bible). 
J'avoue que, avant ce voyage, je ne m'étais jamais posé la question de savoir comment s'écrivait cette langue. 
Eh bien, c'est pas simple comme vous allez le constater.

Ce jeudi 26 juillet, nous avons donc commencé la journée par une visite étonnante.

Des sculptures représentant les lettres de l'alphabet arménien sont disposées en pleine campagne, sur des rochers, en plein air. On s'y promène librement.



Promenons nous au hasard.






Nous trouvons ici deux lettres. À gauche, la lettre en gris foncé est un "I" mais qui se prononce plus ou moins "ill" comme dans fille. 
Et la lettre de droite, en pierre plus claire, est "N".
On retrouvera ce "N" ailleurs. Mais, dès à présent, on peut noter que ce sont ces deux lettres qui, séparées par un "A" (non écrit ici, on le verra plus loin), forment la terminaison de bon nombre de noms de famille arméniens, "IAN"... un exemple au hasard...AznavourIAN !


Ici, nous avons, à gauche, un "T", qui se prononce un peu comme le "TH" anglais.
Et, au premier plan, c'est le "J"... mais pourquoi diable ai-je photographié cette lettre ?


Cette lettre à gauche qui ressemble à notre "U" est un "S" et celle de droite est un "V".


Là, nous trouvons la lettre que j'ai repérée tout de suite puisque c'est la première de l'alphabet, un "A". Elle ressemble, comme la précédente, à notre "U" mais a une petite barre en bas à droite. On la retrouvera un peu plus loin.



Cette lettre-ci, en granite orangé, a aussi été photographiée très intentionnellement : c'est le "R". Le zigouigoui qui la suit est un "TS".


Ce petit pont est un "O".




On peut se faire photographier près de la lettre de son choix, l'initiale de son prénom, par exemple. 
J'ai donc, bien consciencieusement, photographié mon bonhomme devant son "L". Il a du bol, lui, leur "L" est comme le nôtre.
Sur la gauche de ce "L", en pierre un peu plus foncée, on a un "I".


Et là, d'après notre guide, on a un "K".


Donc photo.



Sauf que, ce "K" là n'est pas vraiment celui qui convient pour Catherine. Il se prononce K mais un peu chuinté (il faut de toute façon savoir que certains sons sont assez imprononçables pour un gosier non arménien).
Il aurait été bien préférable de choisir le "K" numéro 60 (6ème lettre de la deuxième ligne)

Voici, en résumé, les 36 lettres de l'alphabet avec leur prononciation approximative.


On retrouve ces mêmes lettres écrites du haut en bas, de gauche à droite. Avec d'autres fioritures...
Faciles à repérer : le "A", c'est la première, le "L" (numéro 30 ci dessus et deuxième de la deuxième colonne ci dessous), le "R" (numéro 5000 ou deuxième de la dernière colonne)...


Alors pour les 5 photos qui suivent, j'ai réquisitionné les services de notre coach personnel en arménien : elle m'a écrit des mots. Et ça va être à vous de jouer pour les comprendre ! Héhé...😁

Bon, je donne le premier mot, puisqu'il est écrit en minuscule.. C'est "Catherine". 
Je pense que ça va bien vous aider pour les mots suivants...



Premier exercice : c'est quoi, là ? Première lettre, j'en ai parlé, deuxième aussi, troisième aussi, quatrième aussi, ... bon j'ai parlé des 6.


Deuxième exercice : on s'aide des 2 premières lettres, on remarque que la dernière est la même que celle du mot précédent, et on devine le reste !



Plus dur, le troisième exercice : on connaît la première lettre, la deuxième, la troisième et les 4 dernières et on joue aux devinettes... Notez que la première est identique à l'avant-dernière et que la dernière de ce mot est la même que la première du premier mot... J'ai tout dit, là...


Les 3 mots regroupés ici, c'est plus facile pour voir les ressemblances.

À vos commentaires !


Question subsidiaire (juste histoire de départager les gagnants !) : qui peut me dire comment s'appelle notre coach ?

À quelques centaines de mètres derrière le monument de l'alphabet, on voit une grande croix en haut de la colline. Pas vraiment une surprise dans un pays qui compte quasiment autant d'églises que d'habitants...



Sauf que cette croix-là  est un peu particulière. C'est un symbole : elle est constituée de 1718 petites croix représentant le nombre d'années écoulées depuis l'adoption du christianisme comme religion officielle (en 301) !
Ce qui fait de l'Arménie le plus ancien pays chrétien au monde...

Puisque vous me posez la question : oui, on ajoute une croix tous les ans.


Nous ne nous sommes pas approchés, je vais donc tricher et illustrer avec une dernière photo pompée sur internet...


jeudi 11 avril 2019

le 25 juillet : église d'Odzoun et monastères d'Horomayr et de Kobayr

Devant notre hôtel, juste avant le départ,  je tombe en admiration devant ces roses.



Première étape de ce mercredi 25 juillet, l'église d'Odzoun. Construite au VIème siècle, selon un plan basilical, c'est-à-dire une église bâtie en longueur avec 3 nefs.

Vue sur la façade Ouest.


Devant cette façade, se trouvent 4 pierres tombales.


Cimetières. Ancien....



... et plus moderne. 



Des galeries longent les façades Sud et Nord.







Au nord de l'église, se trouve un monument à colonnes.



Entre les deux arcades de tuf rose, se dressent de fines stèles... 


... qui sont finement sculptées sur toutes leurs faces.



Entrée de la basilique.


Détail du linteau au dessus de la porte.


La nef centrale.


Statue...
... peinture ...
... sculpture ...

ou ...tapisserie au petit point ornent l'église.



Vue en contre plongée de la nef.


À une demi-heure de là, nous trouvons le monastère de Horomayr. Il est en deux parties. Tout d'abord une petite église, construite en bordure de la falaise. C'est la partie supérieure du monastère.



L'intérieur est sobrement décoré.


       


Des croix pattées (bras étroits au niveau du centre et larges à la périphérie) ornent les différents murs.



La falaise plonge vers la vallée de la rivière Debed.
On aperçoit en contre bas les ruines de la partie inférieure du monastère d'Horomayr.



Dans une des grottes qui truffent la falaise, un troupeau de moutons s'abrite de la chaleur... pas folles, les bestioles !



Notre randonnée de la journée commence non loin de là. Elle s'effectue principalement en descente le long de la falaise.


Le chemin est fléché tout du long (petites marques rouge et blanche sur le rocher).



De loin en loin, des éboulis rappellent les ruines du monastère.



Encore une croix pattée.


Bonne femme très en forme !



On longe les quelques maisons d'un village.



Et la descente se poursuit.



Nous arrivons au monastère de Kobayr.





Depuis la rotonde, vue sur la vallée de la rivière Debed.


Le monastère est en réfection : nous partageons le site avec les ouvriers.


Des échafaudages en bois ont été installés pour rénover les fresques qui font la renommée de ce monastère.





Un aspect des ruines...


Façade de l'église

Détails d'une fenêtre...



... et de la porte.


La porte conduit à un petit balcon qui offre une vue superbe sur la vallée.


Bon, faut rester sérieux et ne pas oublier l'heure du casse-croûte. On rigole pas avec ça !


C'est aussi l'heure du déjeuner pour les papillons.


Une petite fontaine est bienvenue pour se rafraîchir.


Après la visite, un petit café s'impose : nous le prendrons chez l'habitant...


... confortablement installés sur la terrasse ...


...  devant leur habitation.




Et nous retrouvons la vie moderne et ses Lada hors d'âge...



... mais toujours vaillantes.


Nous faisons route vers Erevan. Le foin n'est plus en meule comme on avait pu le voir dans les campagnes profondes, mais rassemblé en bottes.


Nous nous arrêtons chez un apiculteur installé près de la route.



Petit arrêt dans une boulangerie industrielle qui offre de nombreuses spécialités. 


Il règne devant les fours une température démentielle.
Ici, la préparation et la cuisson du "lavash".






Façonnage et cuisson des pains.



Le pain est "collé" à la paroi du four.



Plus le four se remplit et plus la posture du mitron est acrobatique...



... voire carrément dangereuse...



... si on considère que les flammes ne sont pas loin !



Les pains, une fois cuits (ça va vite, pas plus de 5 minutes), sont décollés de la paroi et recueillis avec une grande pince.



Le soir, à Erevan, dîner dans un restaurant géorgien.