Le voyage s’est déroulé
sans problème particulier si ce n’est qu’à Pékin, on a bien cru ne pas trouver
notre correspondance car, dans l’aéroport, on nous fait tourner, virer,
retourner sur nos pas ; tout cela après avoir pris un joli petit train,
c’est vrai, l’aéroport est tout petit, hein ?
Arrivée à Nankin, passage
très rapide à la douane, on avait fait le plus gros à Pékin et assez vite.
Première surprise, et ce
fut une bonne surprise, nos 4 valises
sont arrivées parmi les premières. Pas de bagages perdus, pas de valises
éventrées !
On sort du hall de
réception, les voyageurs sont attendus pour certains par des panneaux demandant
M Trucmuche ou Mme Lachose. Rien pour nous.
On nous avait promis de
venir nous chercher pourtant.
Et soudain, un petit jeune
homme s’approche de moi ; « Madame Corbau ? ». Premier
contact avec « Alexandre » MAO, le professeur de français. J’ai
oublié son prénom chinois. Et le suivant de près, Vicky, avec qui je corresponds
maintenant depuis plusieurs mois. Ils sont tous les deux très jeunes : lui
a 27 ans, l’air d’en avoir 20 à peine et elle semble tout aussi jeune, je ne
sais pas quel âge elle a en réalité.
Ils sont venus avec the
school driver dans une belle et grande voiture toute neuve dans laquelle nous
trouvons tous place ainsi que nos grosses valises et sacs à dos, ordis,
appareils photo,…
Environ 30 à 40 minutes de
trajet pour arriver à l’école où on nous conduit dans un bâtiment, tout au fond
du campus, dans une chambre avec deux lits et salle de bain. Nous sommes au 4ème
étage, avec ascenseur, la cuisine est à l’étage. Nous découvrirons qu’elle ne
comporte qu’un frigo. La plaque de cuisson appartient à notre voisine, la
vaisselle qui traîne aussi, elle occupe également la majeure partie du frigo, nous
pousserons un peu ses affaires dès le soir.
Après avoir vainement
tenté de nous connecter sur internet avec les codes provisoires fournis, nous
nous retrouvons seuls et livrés à nous-mêmes : rendez-vous pris pour le
lundi suivant (nous sommes vendredi) à 8h30 dans le bureau de Vicky.
Nous sommes en Chine.
Alors que nous aurions
sans doute hésité à « abandonner » nos hôtes étrangers, dans une
ville dont ils ne connaissent ni la langue, ni l’écriture, ni la géographie,
eux ne se sont pas posés de questions ; « à lundi ! ». Bon.
Il va falloir trouver où
manger, le soir, le lendemain matin. Que faire durant le week-end ? Gérer
la fatigue du voyage, le décalage horaire. Se repérer sans carte ni plan.
Ce que nous avons fait,
plus ou moins. Trouvé un restaurant, pas trop loin. Impeccable, ils ne parlent
pas un traître mot d’anglais, on a choisi les plats sur photo. On n’est pas
tombé trop mal.
On a aussi dégotté un
petit supermarché où on a acheté, du lait, des yaourts, du miel (pas de
confiture !), des céréales (basiques), du pain (de mie), de l’eau, du café
en poudre qui se révèlera être du chocolat (Nescafé pourtant !), deux
petites cuillères, deux bols, …
J’avais emporté, heureuse
idée, 2 fourchettes et 2 couteaux que nous allons garder le plus précieusement
possible parce que, jusqu’à présent, nous n’en avons vus nulle part.
Première nuit, premier
petit déjeuner, nous avons trouvé dans la chambre une bouilloire très sale à
l’extérieur, je l’ai frottée du mieux possible, elle fonctionne, et deux cuvettes
poussiéreuses qui, une fois nettoyées,
s’avèreront neuves ! On a donc pris notre petit café (= chocolat) bien
chaud avec du pain au miel, le tout dans nos deux bols tout neufs.
On s’est recouché un peu,
puis on est sorti et, chance, notre voisine, (elle a pris le prénom de Miranda)
prof d’anglais nous a-t-elle dit (et qui parle un peu français en plus) nous a
vus, hélés et convoyés un peu dans le quartier.
En particulier, dans un
petit marché aux légumes et aux fruits qui est très coloré et qui est bien
fourni.
Par contre, il est un peu
difficile de connaître les prix, mais on essaie ;
bananes : 4 ou 5 pour
4 yuans environ (comptez le yuan à 15
centimes d’euros, soit un ex-franc)
pommes : très bonnes,
environ 600 gr pour 3 yuans et demi
On testera les légumes
quand on aura de quoi les cuire.
Dans ce marché, on vend
aussi des œufs, de la viande, du poisson
et un peu de vaisselle, on y reviendra.
Vendeurs de petits pains
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Tout à fait à l’aise
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Miranda nous a indiqué
comment nous rendre au lac tout proche. On est partis gaillardement tous les
deux, en prenant quelques repères quand même, enfin, moi, je les ai perdus très
vite et je me suis contentée de faire confiance à mon homme (j’ai eu raison, il
a retrouvé le lycée je ne sais comment mais sans détours).
Premier arrêt au p’tit bal
du coin, comme à ChengDu. Mais les danseurs sont sensiblement plus jeunes et
surtout plus talentueux.
Comme un peu partout en
Chine, des joueurs de cartes ou d’échecs chinois, et ça crie et ça rigole.
Puis découverte du lac
sans trop d’erreurs de parcours, mais il commence à se faire tard, il est temps
de rentrer.
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