jeudi 11 mai 2017

Namibie 6 : le Naukluft

                                              Namibie : le Naukluft

Dans mon dernier article, nous étions à Walvis Bay, sur la côte.

Nous poursuivons notre périple vers le Sud, en direction du Naukluft.


Bienvenue dans le parc du Naukluft, situé dans le Sud-Ouest de la Namibie et constitué du désert du Namib, le plus vieux désert du monde et de la chaîne de montagnes du Naukluft. C’est le plus grand parc d’Afrique (sa superficie est d’un peu moins de 50 000 km², soit le dixième de la France).



Dans un premier temps, nous avons escaladé de la dune et quand on sait que le Naukluft est une région qui abrite parmi les plus hautes dunes du monde, avec une altitude moyenne d’environ 380 m, on aura une idée de nos grandes souffrances (on en verra un aperçu un peu plus loin). Pour comparaison, l’altitude de la dune du Pilat est de 110 m.

Petite mise en jambe.


              

Pensif devant l’immensité ?

                    

Pour arriver à cette dune, nous avons traversé des étendues pierreuses qui auraient fait le bonheur d’un géologue.
                                            .

                                    

Quelques plantes y survivent.

                     




Parmi  ces plantes, l’euphorbia virosa, dangereusement toxique.



Après cette première ascension de dunes, nous nous rendons à Sossusvlei où se trouvent les dunes hautes de plus de 300 m. Mais avant d’y arriver, passage obligé à Solitaire, considéré comme le Bagdad café de Namibie !



Où je tombe en arrêt sur ce pot de fleur d’un genre un peu particulier…


Notre campement se situe à proximité du canyon de Sesriem creusé au cours des deux derniers millions d’années par la rivière du même nom. Cette rivière est le plus souvent à sec actuellement. Le canyon est long d’un kilomètre et profond de 30 mètres.
Le nom de la rivière lui viendrait des colons néerlandais qui l'appelèrent ainsi en raison de sa profondeur équivalente à la longueur de "six peaux de vaches".
Le canyon vu du haut.

Dans le canyon.




Le passage est parfois très étroit.


La roche est érodée et se creuse par endroit.


 Ici encore, malgré le peu d’eau, quelques arbres réussissent à survivre.






Je me suis demandé quelle était cette plante. Les fruits en sont-ils comestibles ?


Le canyon de Sesriem débouche dans une plaine où nous admirons la couleur des roches au soleil couchant.


Le lendemain matin, départ très matinal pour la dune 45 située à …45 km du canyon de Sesriem.

Il va s’agir d’escalader cette dune de 170 m, petite promenade de santé qui donnera le droit d’apprécier un lever de soleil.



On y est : observez la taille des arbres tout en bas !!!


Une fois (presque) en haut, préservés de la foule qui s’entasse au sommet, nous nous installons dans l’attente du spectacle promis.







Après un petit déjeuner préparé par Mohamed et Cédrick, pris au pied de la dune, nous continuons  sur une piste tracée au milieu des dunes.



  
A quelques kilomètres de la Dune 45, nous trouvons DeadVlei (= le marais mort). 


Cette cuvette d‘argile blanche était autrefois un marais où des acacias ont poussé. Aujourd’hui, la zone est désertique, les arbres sont morts, leurs troncs brûlés par le soleil sont estimés à environ 900 ans.  C’est à cet endroit que nous verrons les dunes les plus hautes de Namibie, dont la célèbre Big Daddy de plus de 300 m de haut.








 

Cette dune est si haute et la pente si raide que je monte à 4 pattes.


Vue depuis le haut de Big Daddy.







Changement de paysage pour notre dernière partie du séjour, nous nous rendons dans les montagnes du Naukluft où nous ferons nos dernières randonnées.
  



  
Le balisage du chemin est peint sur les pierres !



De nombreuses « piscines » jalonnent le trajet.





On peut même se mettre à l’eau dans une des plus profondes…








… bien surveillés par… vous ne voyez pas ? Sur le rocher, à droite de la photo ? La boîte crânienne d’un kudu ! 


   

Admirez la bête…

  
Ce ne sera pas le seul vestige. Sur le sentier, je trouverai cette mâchoire de phacochère.



Et encore des fleurs.


Et quand nous quittons le camp, on est prié de bien refermer la barrière. Petit clin d’œil au film « les dieux sont tombés sur la tête ».
       



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