mercredi 28 octobre 2015

Nanjing : Catherine chez la coiffeuse et chez la masseuse


Depuis que je suis arrivée en chine, je voulais me faire faire un massage des pieds et je cherchais vainement l’« institut » adéquat. J’avais cru voir lors de notre première sortie une toute petite boutique avec une image de pied assez explicite, mais, depuis, impossible de remettre la main dessus si j’ose m’exprimer ainsi pour une boutique où on te masse les pieds.
C’est vendredi dernier que je l’ai retrouvée, en me promenant dans le quartier pour aller très prosaïquement, acheter des œufs et de la brioche chez nos marchandes attitrées.

La marchande de brioches
La marchande d'oeufs
Oui, Madame, car nous avons NOTRE marchande d’œufs, qui sait maintenant que nous prenons les œufs par 6 (à noter qu’ici, les œufs sont pesés ; et, puisque je suis sûre que ça vous passionne, les 6 œufs nous coûtent entre 3,6 ou 3,9 yuans) et NOTRE marchande de brioche, le pain qu’on trouve ici n’étant que du pain de mie, que je n’aime pas beaucoup, j’ai mis en application la recommandation de Marie-Antoinette, cette brave reine si pleine de bon sens, à la tête si bien faite et si convoitée : « s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ». On l’a testée une fois et depuis, on y revient régulièrement. La vie est dure ici, ma bonne dame !

Mais je m’égare.

Massage de pieds donc. Petite palabre préalable pour savoir combien il fallait payer et pour combien de temps, en ne parlant pas un traître mot de la langue (pas beaucoup de progrès, je sais), et pour expliquer que j’allais revenir une heure après. Je suis donc revenue, je suis entrée, je me suis installée, on m’a trempé les pieds dans un baquet plein d’eau chaude puis j’ai eu droit à mon massage. Une demi-heure avec 5 bonnes minutes à souffrir car la masseuse n’y va pas de main morte quand elle appuie sur les endroits névralgiques ou qu’elle me bourre les tibias de coups de poings. Je me suis vu avec les jambes pleines de bleus le lendemain mais pas du tout, apparemment, elle fait ça bien. Et avec le sourire !



J’ai eu, en prime, ma petite leçon de prononciation de chinois par la fille de la maison (8 ans, elle commence l’anglais et m’a apporté son livret). J’ai donc moi aussi montré mon petit livre ‘le Chinois pour les débutants’ et j’ai répété après elle les différents mots qu’elle me lisait (un petit peu de progrès).


Laurent, venu en tant que reporter photographe, a craqué pour le massage lui aussi.


A côté de nous, une dame s’est fait faire un soin qui me tenterait bien pour une prochaine fois.

Tant que j’y étais dans les dépenses somptuaires, je me suis aussi mise en quête d’un coiffeur. A 5 mètres du massage, donc à 3 boutiques d’écart, j’ai trouvé une petite coiffeuse à qui, c’était plus dur, j’ai tenté de faire comprendre 1) ce que je voulais et 2) que je viendrai le lundi suivant. Je ne suis pas certaine d’avoir été claire mais toujours est-il que j’y suis allée aujourd’hui lundi.
Shampooing, allongée comme il se doit mais sans le petit massage de cuir chevelu attendu. 


Puis coupe, les ciseaux ont voltigé dans tous les sens puis ça a été le rasoir.
Enfin, séchage…


… et voilà le résultat !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire