Par « modernes », je veux surtout dire
que je ne vais pas parler du moyen séculaire de
se déplacer, c’est-à-dire pedibus. Qui est la méthode qu’on avait
utilisée jusque là, aussi bien pour aller au lac (un quart d’heure tout
compté), à notre petit superstore (5 minutes, enfin, ça dépend surtout du
nombre de voitures car on doit traverser la Beijing East Road, ou si on veut
être prétentieuse, la BeijingDongLu, je ne pousserai pas le bouchon jusqu’à
vous l’écrire en mandarin, j’ai pas le clavier pour et pas accès à Reverso pour
traduire) ou au supermarché international où on est allé vendredi dernier dans
l’espoir vite déçu de trouver différents types de fromage (une grosse demi-heure,
presque 40 minutes).
Non, je veux parler du bus, semi moderne, et du
métro, hypermoderne ! Oui, Madame, on a pris tout ça, on est arrivé où on
voulait et on a réussi à revenir à notre point de départ, sans nous tromper.
On a commencé tout doux, avec
le bus. Dans le bus, primo il faut savoir où le choper, secondo quelle ligne on
doit suivre et tertio où on doit s’arrêter. Ça n’a l’air de rien, mais quand tu
ne parles ni ne comprends ni ne lis un traître mot de la langue du
pays, c’est un vrai challenge. Ici, nous sommes des analphabètes. J’ai donc mis
une collègue de français à contribution, qui m’a 1) et 2) indiqué où on devait
le prendre et quelle ligne on devait suivre et 3) qui m’a surtout écrit en
chinois l’endroit où on souhaitait aller. Ce qui est facile dans le bus, c’est
de payer, tu jettes tes 2 yuans dans la boîte à l’entrée du bus, et c’est bon.
Ben oui, l’inflation est passée par là depuis 9 ans, on payait 1 yuan à
l’époque ! Une fois entrés et assis (hé, hé, parce que comme nous sommes
des personnes âgées, on nous cède la place dans le bus !), j’ai sorti mon
petit papier et l’ai montré à ma voisine qui l’a elle-même montré à son voisin
et de proche en proche, tout le bus a su où on devait descendre. C’est arrivé
jusqu’à un monsieur très souriant qui nous a clairement fait comprendre qu’il
descendait là aussi. Il a même gentiment voulu entamer la conversation, mais
là, ça a tourné un peu court. On est resté à se sourire bêtement, des
analphabètes, je vous dis, pire, des neuneus sans aucune conversation.
Pour le
retour, c’était simple, on est monté dans le bus à l’arrêt en face, et quand on
a reconnu notre quartier, il était temps pour nous de descendre !
Aujourd’hui, nous avons pris le métro.
La même collègue avait également été sollicitée
pour nous indiquer la station de métro, la ligne, les changements, les
directions à suivre. Une page entière a été nécessaire pour les
explications !!!
La station de métro est à 251 mètres de la sortie du lycée. Précision à la
chinoise, il y a des petits panneaux un peu partout dans la ville qui indiquent
« métro à 347 m » ou « métro à 183 m » !
Nous y descendons, oui, parce que dans tous les
métros que j’ai pris, il faut descendre plus ou moins pour y accéder. Là, on descend beaucoup.
Et c’est là que les difficultés ont commencé. On
comprend bien qu’il faut acheter un ticket à la borne automatique. Mais comment
fait-on ? Hum, un logo rouge en bas de l’écran, on touche, ah, première
victoire, le plan du métro s’affiche. A touzazar, on pose le doigt sur la
station où on veut aller, pour l’instant pas trop de problème, je sais où elle
est sur le plan. Apparaît alors toute une série de noms, enfin j’imagine que ce sont des noms, bof, je
compte la cinquième (on doit aller jusqu’à la cinquième), il m’affiche 3 yuans,
6 pour nous deux, ça je comprends.
Prise d’un doute affreux, je refais la manœuvre,
et là le prix monte à 5 yuans, oh, j’ai fait quoi là ? Dans ces cas-là, ma
ressource, ce sont les jeunes, je demande à celui qui est à la borne voisine,
gagné, il parle anglais, je lui montre où on veut aller : en deux coups de
cuillère à pot, il touche l’écran deux ou trois fois et… 2 yuans chacun, ah, ah, j’ai eu raison de recommencer !
La suite n’est pas drôle car c’est très facile de
prendre la bonne rame, c’est écrit en pinyin.
Métro très moderne qui est protégé derrière une
vitre, si vous voulez vous suicider, ce ne sera pas en vous jetant sous le
train !
Un monde fou, et, là, notre
grand âge, tout le monde s’en tape, on reste debout à côté de jeunes clampins assis
qui pianotent en permanence sur leurs smartphones.
Les stations sont annoncées dans le wagon en
chinois et en anglais par des panneaux lumineux.
Grâce aux explications de ma collègue, on
connaissait le nom de notre station, trop facile !
Evidemment au retour, le même problème de ticket
s’est posé, on a encore eu recours à un jeune qui nous a obligeamment fait la
manœuvre sur la machine.
En bref, on est assez content de nous et on a
décidé de remettre ça dans un proche avenir, n’oubliez pas que je suis en
vacances, du coup on visite la ville !



Et bien c'est une belle aventure. Somme toute des gens sympas ces Chinois.
RépondreSupprimerBonne continuation.
Bises