lundi 5 octobre 2015

Nanjing, les moyens de transport modernes

Par « modernes », je veux surtout dire que je ne vais pas parler du moyen séculaire de  se déplacer, c’est-à-dire pedibus. Qui est la méthode qu’on avait utilisée jusque là, aussi bien pour aller au lac (un quart d’heure tout compté), à notre petit superstore (5 minutes, enfin, ça dépend surtout du nombre de voitures car on doit traverser la Beijing East Road, ou si on veut être prétentieuse, la BeijingDongLu, je ne pousserai pas le bouchon jusqu’à vous l’écrire en mandarin, j’ai pas le clavier pour et pas accès à Reverso pour traduire) ou au supermarché international où on est allé vendredi dernier dans l’espoir vite déçu de trouver différents types de fromage (une grosse demi-heure, presque 40 minutes).
Non, je veux parler du bus, semi moderne, et du métro, hypermoderne ! Oui, Madame, on a pris tout ça, on est arrivé où on voulait et on a réussi à revenir à notre point de départ, sans nous tromper.

On a commencé tout doux, avec le bus. Dans le bus, primo il faut savoir où le choper, secondo quelle ligne on doit suivre et tertio où on doit s’arrêter. Ça n’a l’air de rien, mais quand tu ne parles ni ne comprends ni ne lis un traître mot de la langue du pays, c’est un vrai challenge. Ici, nous sommes des analphabètes. J’ai donc mis une collègue de français à contribution, qui m’a 1) et 2) indiqué où on devait le prendre et quelle ligne on devait suivre et 3) qui m’a surtout écrit en chinois l’endroit où on souhaitait aller. Ce qui est facile dans le bus, c’est de payer, tu jettes tes 2 yuans dans la boîte à l’entrée du bus, et c’est bon. Ben oui, l’inflation est passée par là depuis 9 ans, on payait 1 yuan à l’époque ! Une fois entrés et assis (hé, hé, parce que comme nous sommes des personnes âgées, on nous cède la place dans le bus !), j’ai sorti mon petit papier et l’ai montré à ma voisine qui l’a elle-même montré à son voisin et de proche en proche, tout le bus a su où on devait descendre. C’est arrivé jusqu’à un monsieur très souriant qui nous a clairement fait comprendre qu’il descendait là aussi. Il a même gentiment voulu entamer la conversation, mais là, ça a tourné un peu court. On est resté à se sourire bêtement, des analphabètes, je vous dis, pire, des neuneus sans aucune conversation.



Pour le retour, c’était simple, on est monté dans le bus à l’arrêt en face, et quand on a reconnu notre quartier, il était temps pour nous de descendre !

Aujourd’hui, nous avons pris le métro.
La même collègue avait également été sollicitée pour nous indiquer la station de métro, la ligne, les changements, les directions à suivre. Une page entière a été nécessaire pour les explications !!!

La station de métro est à 251  mètres de la sortie du lycée. Précision à la chinoise, il y a des petits panneaux un peu partout dans la ville qui indiquent « métro à 347 m » ou « métro à 183 m » !



Nous y descendons, oui, parce que dans tous les métros que j’ai pris, il faut descendre plus ou moins pour y  accéder. Là, on descend beaucoup.


Et c’est là que les difficultés ont commencé. On comprend bien qu’il faut acheter un ticket à la borne automatique. Mais comment fait-on ? Hum, un logo rouge en bas de l’écran, on touche, ah, première victoire, le plan du métro s’affiche. A touzazar, on pose le doigt sur la station où on veut aller, pour l’instant pas trop de problème, je sais où elle est sur le plan. Apparaît alors toute une série de noms,  enfin j’imagine que ce sont des noms, bof, je compte la cinquième (on doit aller jusqu’à la cinquième), il m’affiche 3 yuans, 6 pour nous deux, ça je comprends.





Prise d’un doute affreux, je refais la manœuvre, et là le prix monte à 5 yuans, oh, j’ai fait quoi là ? Dans ces cas-là, ma ressource, ce sont les jeunes, je demande à celui qui est à la borne voisine, gagné, il parle anglais, je lui montre où on veut aller : en deux coups de cuillère à pot, il touche l’écran deux ou trois fois et… 2 yuans chacun, ah,  ah, j’ai eu raison de recommencer !
La suite n’est pas drôle car c’est très facile de prendre la bonne rame, c’est écrit en pinyin.
Métro très moderne qui est protégé derrière une vitre, si vous voulez vous suicider, ce ne sera pas en vous jetant sous le train !
Un monde fou, et, là, notre grand âge, tout le monde s’en tape, on reste debout à côté de jeunes clampins assis qui pianotent en permanence sur leurs smartphones. 





Les stations sont annoncées dans le wagon en chinois et en anglais par des panneaux lumineux.
Grâce aux explications de ma collègue, on connaissait le nom de notre station, trop facile !
Evidemment au retour, le même problème de ticket s’est posé, on a encore eu recours à un jeune qui nous a obligeamment fait la manœuvre sur la machine.
En bref, on est assez content de nous et on a décidé de remettre ça dans un proche avenir, n’oubliez pas que je suis en vacances, du coup on visite la ville !

1 commentaire:

  1. Et bien c'est une belle aventure. Somme toute des gens sympas ces Chinois.
    Bonne continuation.
    Bises

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