lundi 12 juillet 2021

Lijiang, premier jour, le 5 juin 2016



Après notre nuit dans le train, nous arrivons à Lijiang aux premières heures du jour... ou aux dernières de la nuit !
Le chauffeur diligenté par Chen Mingzhe vient nous chercher à la gare et nous conduit à l'hôtel qu'il nous a réservé. Un petit hôtel tout à fait charmant avec une jolie cour intérieure et un escalier qui conduit à une galerie qui dessert les chambres.


Nous nous installons (et finissons notre nuit) en attendant le reste de la troupe ! Je suis heureuse de partager ces quelques jours avec Jeanne que je n'ai pas vue depuis février !



Nous consacrons la journée à une découverte tranquille de la vieille ville (accès payant). Les premières rues sont calmes et très fleuries.


Relativement peu de monde le matin.




En cours de matinée, CMZ, craignant que nous ne tombions d'inanition, nous propose un petit en-cas !



La visite se poursuit... 



... jusqu'au déjeuner. Poisson (un peu) relevé, légumes et ...riz !


Chacun fait ses petites expériences et ses propres mélanges.



Lijiang est parsemée de petits canaux que l'on traverse par plusieurs petits ponts tous plus mignons les uns que les autres.


Sur cette grande place, nous admirons le pavage... 



et le costume de certaines femmes. 


Comme dans toutes les villes chinoises que nous avons vues, il y a là des groupes de danseurs... 


de tous âges... 

et de toutes conditions.



Et ça bouge !

                             

Tous ensemble, en rythme !


Je me mêle sans vergogne aux danseurs.

                           

Le touriste de service mitraille ! 

                            

Les femmes arborent la tenue de leurs tribus. 




Magnifiques coiffures.



Ces roues sont un bon repère pour se situer. 



Tout près de là, des ex-voto sur lesquels sont écrits toutes sortes de prières.






 Lijiang est construite sur une colline... les ruelles sont étroites et montent dur !




Lijiang est une ville très touristique mais nous sommes les seuls occidentaux.



Il y a de très jolies boutiques. 


On peut s'y faire faire des barbes à papa très originales.



J'avais dit que ça montait ?


Récompense de l'ascension : la vue sur les toits de la vieille ville vaut le coup d’œil !





La minorité Naxi compte environ 300 000 personnes dont la plupart vivent dans la préfecture de Lijiang.
Les Naxi ont leur propre écriture, considérée comme la seule écriture pictographique encore en usage dans le monde. Chaque caractère équivaut à un mot et le dessin représente ce mot de façon graphique. On en voit quelques exemples ci-dessous.

                             


Petite pause pipi pour les filles, ce qui permet d'apprécier les toilettes à la chinoise !



Une des spécialités de Lijiang, les gâteaux fourrés à la ... 


... rose ! 


Fin de journée, nous avons beaucoup piétiné. Un massage de pieds sera le bienvenu.
CMZ nous conduit dans ce lieu recommandé par l'une des applications de son téléphone pour sa propreté et la compétence des masseuses. C'est beaucoup plus chic que chez nos petits masseurs de Nanjing et c'est plus grand : nous sommes tous ensemble. 



On nous offre de la pastèque... 


Les jeunes masseuses portent toutes la même tenue. 


Mais le principe est le même : on se fait triturer...


... et bourrer de coups de poings comme ailleurs !!!


Pour le dîner, cette troupe de danseuses nous incite à choisir le restaurant qui est derrière.


Nous ne le regrettons pas. Nous suivons les conseils de CMZ et nous laissons tenter  par ce plat. 
Un bouillon dans lequel nous verserons les nouilles et tous les ingrédients présents sur les petites assiettes : on appelle ça "les nouilles qui traversent le pont" (pour l'origine de cette appellation, lire la fin de l'article)


Et c'est chacun le sien... 


On fait son petit mélange... 


... selon sa propre technique. C'est délicieux.


Bon appétit !


ORIGINE DE L'APPELLATION "Les nouilles qui traversent le pont"

Il y a plusieurs histoires qui se targuent d'être à l'origine de ce plat. Mais ce qui est sûr, c'est que l'on sait qu'il provient d'un pont qui se trouve dans le sud du Yunnan dans le comté de Mengzi, où le riz vermicelles est une tradition présente depuis au moins 100 ans.

Une de ces histoires soutient que la création de ce plat remonte à la dynastie des Qing. On raconte qu'à cette époque, la femme d'un lettré qui étudiait pour ses examens impériaux dans une île au centre d'un lac un peu éloigné de sa maison, avait pour habitude de lui apporté pour son déjeuner son plat favori, qui s'avérait être des nouilles de riz.  De par la longue distance qu'il fallait parcourir, les nouilles préparées par la femme étaient toujours froids à l'arrivée. Elle constata un jour, que la couche de graisse de poulet qui s'est déposé au dessus du potage de poulet, avaient la capacité de le garder au chaud assez longtemps. Sachant cela, elle eut l'idée de préparer dans un bol, du bouillon clair qu'elle recouvrait de graisse de poulet afin qu'il reste chaud. Et dans un autre bol à part, elle mit des nouilles de riz précuites et des émincés de viande. Une fois auprès de son mari, après avoir traversé le pont qui permettait d'accéder à l'île, elle plongea les nouilles et les émincés de viande dans le bouillon, obtenant ainsi des nouilles toujours chaudes et prêtes à être mangées. Ce qui permit à ce lettré de redoublé d'effort dans ses études. Ce plat fut alors baptisé plus tard "nouilles qui traversent le pont" à la mémoire de cette épouse.

Dans une autre version de cette même histoire, lorsque la femme traversa le pont pour rejoindre son mari, elle trébucha. Le bouillon chaud contenu dans le panier de repas, se renversa alors accidentellement dans le bol de la viande crue. Ils trouvèrent la viande ainsi bouillie, assez délicieuse, à leur grande surprise. Depuis, le plat qui en a résulté doit son nom "Nouilles qui traversent le pont" en référence à la passerelle où eu lieu l'incident qui permit sa découverte.

Selon certains, l'origine de ce nom est plutôt dû à la manière de consommer les nouilles de riz. En effet, d'abord les nouilles fraichement cuites sont placées dans un bol, et la soupe de poulet, dans un autre. Ce qui fait que pour les mélanger avant de les manger, les nouilles doivent traverser un pont imaginaire entre les deux bols, d'où l'appellation.

Dans une autre histoire, on raconte que cela vient seulement du fait qu'il y avait un lettré qui a envoyé son épouse de l'autre côté d'un pont de passage afin d'acheter des nouilles. Quand la femme arriva avec des nouilles de riz, le mari lui demanda le nom de cette nouvelle variété. Elle répondit tout simplement "Guoqiao mixian" qui signifie en chinois "nouilles de riz qui traversent le pont".


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