Dimanche dernier, nous avons eu le plaisir d’être invités par ma « chef » ( !), disons par la responsable de la discipline « Français » du lycée puisque je fais partie dans ce lycée, non des profs de maths, mais des profs de français. Madame GU Xilan, qui a choisi le prénom de « Marianne ».
Elle
est elle-même professeur de français, elle le parle et l’écrit très bien.
Je
savais qu’elle habitait à une dizaine de km du lycée, elle vient le matin en
voiture, arrive vers 7 heures, prend le petit déjeuner à la cantine, avec sa
fille, Amélie, 17 ans, élève ici au
lycée NFLS, (Nanjing Foreign Language School, le lycée des langues étrangères) et
son mari, fonctionnaire, qui repart ensuite à son travail.
Elle
est venue nous chercher vers 10h30 dimanche matin et nous a conduits jusque
chez elle. Elle habite un quartier de tours assez élevées. Pour garer sa
voiture, elle a dû, nous a-t-elle expliqué, acheter une place de parking en
sous-sol qu’elle a payée, selon ses propres dires, une fortune :
130 000 yuans.
Son
appartement est au 11ème et dernier étage. Il est vaste, superbe et lumineux. De part et d’autre de
l’entrée, salle à manger et salon. En face, petite cuisine, salle de bains, et
deux chambres. En mezzanine, une troisième chambre pour Amélie, une deuxième
salle de bains, un grand bureau et une large terrasse vitrée !
La
chambre d’Amélie
Le bureau
La terrasse
Le salon
Ce qui m’a frappé de suite, c’est une immense broderie (on la voit au dessus du canapé) qui a été réalisée par… le maître de maison. Marianne avoue avoir essayé quelques points mais a très vite abandonné !
Evidemment, j’ai voulu savoir si on trouvait facilement de pareils kits. « Mais oui, à côté du temple de Confucius, en plus c’est pas cher, 40 yuans avec la toile, les ficelles (sic) et le plan » !
Je
sens que le temple de Confucius va recevoir très prochainement ma
visite !!!
Puisqu’on
en est aux prix, l’encadrement a coûté 160 yuans. On aime ou on n’aime pas,
mais quand on connaît le prix des encadrements en France, 160 yuans est un prix très raisonnable.
Pour
les curieux, je précise que la phrase brodée ici fait l’apologie de l’harmonie
familiale…
Amélie
fait de l’origami et nous a offert deux feuilles d’érable. Très joliment
composées.
Avant le repas, nous avons été conviés à réaliser des raviolis : sur un disque de pâte fraîche, on pose un peu de farce (elle avait préparé de la viande blanche mélangée avec du chou chinois râpé et un peu de gingembre), on ferme en faisant un ballotin avec des petits plis. C’est rigolo à faire (je n’ai pas pensé à prendre une photo !). Il suffit ensuite de les cuire à l’eau bouillante une dizaine de minutes.
Avant
les raviolis, il y avait différents petits plats. Marianne nous a expliqué que
lorsqu’ils reçoivent, les Chinois préparent autant de plats qu’il y aura de
convives. Donc ici, 5 !
On
avait du canard salé tranché, des crevettes, des légumes cuits au wok
(poivrons, champignons et ???), un plat de champignons noirs parfumés
cuits avec un peu de viande d’agneau, du saucisson chinois et un dernier plat
d’algues et pousses de bambous salées. Puis les raviolis.
On
nous a proposé de l’alcool, Laurent a accepté : il a bu avec le mari de
Marianne un alcool ressemblant un peu à de la vodka (je répète bêtement ce
qu’il m’a dit, compte tenu de ma très grande connaissance du sujet !), qui
titrait plus de 40° mais, parait-il, très doux, ça se buvait facilement en
mangeant. Marianne a prétendu me donner le reste de la bouteille, ouverte pour
l’occasion (« il en boira un peu tous les jours ! ») mais j’ai
refusé catégoriquement. Je tiens à garder mon bonhomme sain d’esprit pour le
reste du séjour.
Après
le repas, nous sommes partis en voiture sur les rives du Yang Tsé. Il coule au
nord de la ville.
Mais
il faisait froid et brumeux, nous ne sommes pas restés longtemps. On y
retournera un jour plus ensoleillé !
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