lundi 16 novembre 2015

Nanjing : une de nos grandes occupations


L’une de nos grandes occupations pour occuper nos petites soirées est de regarder la télé !
Toi aussi ? Ah, bah, c’est pas original, alors !
Sauf que…, nous, on n’a pas la télé…
Note bien qu’on a une grande télé dans notre piaule, enfin, on l’avait, parce que depuis 2 ou 3 semaines, on l’a virée dans l’autre chambre car elle prenait trop de place et que les programmes de télé en Chine, outre qu’on n’y comprend rien, ressemblent, pour ce qu’on peut en voir, au pire de TF1 : jeux débiles ou feuilletons dégoulinants de niaiserie.

Alors on enregistre sur l’ordi. Ça semble simple, à lire comme ça.
Sauf que… il faut passer par le net, je te bassine assez avec ça, tu sais que c’est déjà un problème, la connexion étant ‘fluctuante’, dira-t-on pour ne pas la contrarier encore plus.
Et, ceux qui sont allés à l’étranger le savent bien, pour capter par internet les programmes français, il faut être en France. Sauf que… nous ne sommes pas en France.
Alors on essaie finement de tromper l’ennemi, en passant par un VPN (c’est une sorte de masquage de l’adresse IP de l’ordi, je n’explique pas plus ce qu’est un VPN. Ceux qui s’intéressent au truc n’ont qu’à se renseigner, zut alors, je vais pas faire tout le boulot pour eux non plus). Sauf que… les VPN téléchargés avant de partir ne fonctionnent pas, ce serait trop facile.
On ne peut donc rien voir de la télé française, sauf que… il y a ARTE.
On ne comprend pas bien pourquoi mais on peut enregistrer Arte sans VPN, peut-être parce qu’elle est un peu allemande en plus d’être française.
«Vous êtes sauvés alors ! » me diras-tu. Ben non. Parce qu’on peut enregistrer Arte, (pas tout, hein, quelques documentaires et de rares films), mais il faut un programme spécial.
Sauf que… le programme, on l’a lui aussi installé sur l’ordi avant de partir (trop malins !)
Sauf que… on en revient toujours au même point il faut une connexion.

Alors, je vais la faire courte maintenant, on choisit les moments ’creux’, les WE par exemple, le wifi passe moins mal. Ou en matinée quand c’est encore la nuit en France.
On lance le programme, on prie le bon Dieu que ça marche, on choisit parmi les émissions d’Arte en replay, et on lance l’enregistrement.
Et là, commence la fascination. On pourrait rester des heures à surveiller le débit (à plus de 200Ko/s, on jubile !) et l’avancement de l’enregistrement.  Il  arrive fréquemment qu’il se bloque, à 33% ou à 51% ou à 83% (c’est sympa, là !). On doit tout recommencer. Parfois le programme  nous annonce 57 heures d’enregistrement pour un film qui dure 1h30 : à 2 ou 3 Ko/s, il faut du temps ! On se relaie devant l’écran, on s’exclame (« Ah, presque 65%, bientôt fini »). On angoisse quand on arrive à 90%, va-t-il aller au bout ?

Mais quelle joie quand on nous annonce « enregistrement terminé ».



Oui, on a réussi à enregistrer le « Hussard sur le toit » ainsi que le docu sur la vie de Flemming, c’était gentil de demander !
Voilà voilà, chacun ses petites satisfactions !!!

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