L’une de nos grandes occupations pour occuper nos petites soirées est de regarder la télé !
Toi
aussi ? Ah, bah, c’est pas original, alors !
Sauf
que…, nous, on n’a pas la télé…
Note
bien qu’on a une grande télé dans notre piaule, enfin, on l’avait, parce que
depuis 2 ou 3 semaines, on l’a virée dans l’autre chambre car elle prenait trop
de place et que les programmes de télé en Chine, outre qu’on n’y comprend rien,
ressemblent, pour ce qu’on peut en voir, au pire de TF1 : jeux débiles ou
feuilletons dégoulinants de niaiserie.
Alors
on enregistre sur l’ordi. Ça semble simple, à lire comme ça.
Sauf
que… il faut passer par le net, je te bassine assez avec ça, tu sais que c’est
déjà un problème, la connexion étant ‘fluctuante’, dira-t-on pour ne pas la
contrarier encore plus.
Et,
ceux qui sont allés à l’étranger le savent bien, pour capter par internet les
programmes français, il faut être en France. Sauf que… nous ne sommes pas en
France.
Alors
on essaie finement de tromper l’ennemi, en passant par un VPN (c’est une sorte
de masquage de l’adresse IP de l’ordi, je n’explique pas plus ce qu’est un VPN.
Ceux qui s’intéressent au truc n’ont qu’à se renseigner, zut alors, je vais pas
faire tout le boulot pour eux non plus). Sauf que… les VPN téléchargés avant de
partir ne fonctionnent pas, ce serait trop facile.
On
ne peut donc rien voir de la télé française, sauf que… il y a ARTE.
On
ne comprend pas bien pourquoi mais on peut enregistrer Arte sans VPN, peut-être
parce qu’elle est un peu allemande en plus d’être française.
«Vous
êtes sauvés alors ! » me diras-tu. Ben non. Parce qu’on peut
enregistrer Arte, (pas tout, hein, quelques documentaires et de rares films),
mais il faut un programme spécial.
Sauf
que… le programme, on l’a lui aussi installé sur l’ordi avant de partir (trop
malins !)
Sauf
que… on en revient toujours au même point il faut une connexion.
Alors,
je vais la faire courte maintenant, on choisit les moments ’creux’, les WE par
exemple, le wifi passe moins mal. Ou en matinée quand c’est encore la nuit en
France.
On
lance le programme, on prie le bon Dieu que ça marche, on choisit parmi les
émissions d’Arte en replay, et on lance l’enregistrement.
Et
là, commence la fascination. On pourrait rester des heures à surveiller le
débit (à plus de 200Ko/s, on jubile !) et l’avancement de
l’enregistrement. Il arrive fréquemment qu’il se bloque, à 33% ou
à 51% ou à 83% (c’est sympa, là !). On doit tout recommencer. Parfois le
programme nous annonce 57 heures
d’enregistrement pour un film qui dure 1h30 : à 2 ou 3 Ko/s, il faut du
temps ! On se relaie devant l’écran, on s’exclame (« Ah, presque 65%,
bientôt fini »). On angoisse quand on arrive à 90%, va-t-il aller au
bout ?
Mais
quelle joie quand on nous annonce « enregistrement terminé ».
Oui, on a réussi à enregistrer le « Hussard sur le toit » ainsi que le docu sur la vie de Flemming, c’était gentil de demander !
Voilà voilà, chacun
ses petites satisfactions !!!
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